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Easydentic est une jeune
société en pleine croissance. Le chiffre d'affaire a marqué
une progression de 149% à 37,25 millions d'euros et l'EBITDA
de 1 516% à 4,1 millions d'euros. Quelles sont les clés de ce
succès ?
Patrick Fornas : Notre société
offre deux métiers : le contrôle d'accès biométrique et la
visio mobilité (réception d'image des caméras de surveillance
sur un téléphone portable). Depuis sa création, il y a trois
ans, la société a étendu un maillage européen sur neuf pays.
Nous commençons à récolter les fruits de notre « agressivité »
commerciale. 2006 a vu la poursuite de notre fort
développement européen avec l'ouverture de nouvelles filiales
et l'arrivée à maturité des premières filiales ouvertes en
2005 en Belgique et en Allemagne.
Attendez-vous une
croissance aussi forte sur les marchés étrangers ?
P. F : L'âge moyen de nos filiales
s'échelonne entre 3 mois et 3 ans. On mesure le chemin
qu'elles ont encore à parcourir. Nos filiales irlandaises ou
anglaises rencontrent un véritable succès et ont un très fort
potentiel pour 2007/08. Si nous réussissons à dupliquer le
modèle français qui est notre structure la plus ancienne et la
plus performante, aux filiales étrangères, nous devrions
connaître une réussite comparable. Les caractéristiques de
marchés des PME/PMI (coeur de notre offre) sont les mêmes et
la concurrence quasi inexistante. Nous pensons que nous avons
de nombreuses opportunités pour 2007/08 pour continuer à
surperformer.
Les résultats du premier trimestre
vous confortent-ils dans cette perspective ?
P.
F : Au premier trimestre 2007, nous avons réalisé 15,6
millions d'euros de chiffre d'affaires en croissance de 113%
par rapport au premier trimestre 2006. Cette performance est
déjà supérieure aux 80 % de croissance annoncés sur l'année.
L'international représente déjà 43% de l'activité contre 35%
pour l'ensemble de l'exercice 2006. Nous visons une
participation de l'international dépassant 50% du chiffre
d'affaires en 2007. Notre business d'acquisition sur l'Europe
et nos trois réseaux commerciaux nous offrent une multitude de
moteurs. Nous pouvons relever régulièrement nos prévisions de
chiffre d'affaires et de rentabilité et surprendre
positivement le marché tout en ayant une approche
conservatrice sur l'annonce de nos résultats : 68 millions de
chiffre d'affaires pour 2007.
Votre croissance ne
dépend t-elle pas essentiellement de l'absence de concurrence
?
P. F : En effet, compte tenu de la
faiblesse de la concurrence, nous pouvons réussir avec de
belles marges. Mais ce positionnement est également difficile.
Sur un marché presque vierge, c'est à nous de fixer la norme
et les objectifs. Notre réussite dépend de la qualité de nos
équipes. La création de notre réseau européen nous est alors
très profitable. Quand nous démarrons sur un pays, nous avons
déjà des comparables : les tarifications, les rémunérations
des managers et les objectifs sont calqués sur le même modèle
de développement.
Cette phase de conquête et de
surperformance est-elle durable ?
P. F :
Elle va s'amplifier ! Nous ne croyons pas qu'à la phase de
croissance va succéder la stagnation. Aujourd'hui, nous avons
20 000 clients, nous en escomptons 30 000 à la fin de l'année
pour un potentiel de 20 millions d'entreprises, cela donne une
idée du chemin à parcourir. En 2008, nous allons commencer à
reconduire les contrats signés ces dernières années. A partir
de ce moment, notre modèle va changer et notre niveau de
rentabilité va exploser. Les résultats que nous affichons
aujourd'hui seront sans commune mesure avec ceux dans deux ou
trois ans. Nous bénéficierons toujours de la conquête de
nouvelles cibles et d'une manne de reconduction des contrats
qui amènera une récurrence du chiffre d'affaires et un niveau
de marge nette très importants. Nous tablons pour 2009 sur un
EBITDA proche de 20% contre 15% sur 2007 et 11% cette année.
Quand la société versera-t-elle des dividendes ?
P. F : Il a été clairement entendu avec les
actionnaires qu'il était hors de question de verser des
dividendes pendant cette phase de conquête. Cela pourrait
appauvrir l'entreprise. Dès lors que nous amorcerons la
reconduction des contrats, nous allons profiter d'un niveau
élevé de trésorerie et d'EBITDA. Ce qui nous permettra nous
permettra d'adopter, en 2009, une politique de distribution de
dividendes tout en préservant les capacités de développement
de l'entreprise.
Quand sera réalisé le passage
d'Easydentic du marché libre à Alternext ?
P. F
: Très prochainement. Le conseil d'administration a
approuvé le basculement de la société sur Alternext. Dans les
mois qui viennent, les actionnaires bénéficieront de la
cotation en continue.
Propos recueillis par Thibaud Vadjoux
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